Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Passeur de mémoire, Fragment d'histoire

Passeur de mémoire, Fragment d'histoire

Sauvegarde et transmission du patrimoine : Nos domaines d’activité sont extrêmement variés : muséographie, scénographie, communication et marketing culturel, web-design, recherches documentaires et archivistiques, rédaction de contenus…

La protection des enfants dans le canton de Corps

Docteur Peytard rapporte que sur trente sept enfants visités en 1883, il n'en restait que
dix-huit à la fin de l'année, tous dans des conditions satisfaisantes. Deux avaient quitté le service par leur âge, sept avaient été retirés par les parents, et dix avaient succombé.

Les maires négligent fréquemment d'informer le médecin-inspecteur du placement, du retrait ou du décès de l'enfant.

 

M. le Juge de paix n'a pas eu d'irrégularités à constater en 1884. Toutefois, il n'a pas trouvé tous les registres exactement à jour et il à cru devoir accorder à plusieurs maires un délai suffisant en raison de là négligence du public a se familiariser, avec les prescriptions de la loi.

 

Dr Peytard rapporte qu’il n’y pas d'épidémie en 1885. Cependant huit décès pour causes
diverses. Le médecin demande que les nourrices soit tenues à se présenter à la mairie avec leur nourrisson, au passage du médecin-inspecteur, qui trop souvent trouvé la maison fermée
ou bien l'enfant emporté dans la campagne à l'époque des travaux. Progrès réels dans la santé et l'hygiène des enfants protégés. Les nourrices sont plus soigneuses. Des récompenses feraient bon effet.

 

L’inspecteur du conseil général, lors de son inspection en 1885 sur le canton constate :

·         Sur Quet-en-Beaumont, les registres bien tenus.

·         Sur La Salle, ils sont tenus de manière assez régulière.

·         Sur la Salette, il relève qu’il y a deux inscriptions.

·         Sur les Côtes-de-Corps, il précise qu’il n’y a aucune inscription en 1885.

·         Sur Ambel, il constate que la tenue du registre bonne.

·         Sur le Monestier d'Ambel, il constate que le registre bien tenu.

·         Sur Sainte-Luce.Tenue propre.

·         Sur Saint-Michel-en-Beaumont : Tenue en règle.

·         Sur Beaufin. . Tenue régulière.

·         Sur Saint-Pierrë-de-Méarotz. Tenue bonne.

·         Sur Corps. Tenue régulière.


Le maire de la Salle constate les heureux résultats de l'application de
la loi dans son rapport au 31 décembre 1886.

 

En 1887, M. le docteur Peytard, de Corps a visité 37 enfants 4 étaient vaccinés et 8 sont décédés durant l’année. Il ne signale aucune épidémie.

Des causes diverses ont occasionné le décès de plusieurs nourrissons appartenant aux Bouches- du-Rhône. Généralement ces enfants arrivent dans un mauvais état de santé. Leur organisme est débile, chétif, souffre d'anémie. Souvent ils sont atteints de muguet, de diarrhée
et de vomissements. Qu'on joigne à ces maladies les souffrances que leur occasionne le transport et l'on ne sera point surpris du chiffre de la mortalité.

Pour atténuer les effets du déplacement, l'administration de l'assistance publique des Bouches-du-Rhône a engagé les nourrices à venir prendre les enfants à l'hospice dépositaire. M. Peytard a bon espoir sur les heureuses conséquences de cette mesure, mais qui n'est pas toujours suivie, parce que les nourrices entreprennent avec appréhension un voyage aussi considérable.
L'inspection produit d'heureux effets sur la santé des nourrissons à cause des conseils d'hygiène que le praticien peut donner aux nourrices et par la crainte de celles-ci d'être trouvées en défaut de soins.

 

Découvrir La Loi Roussel relative à la protection des enfants

 

Découvrir le travail de Pierre ODDOS sur les enfants de l'hospice de Marseille placés dans les familles du canton.

 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article