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Passeur de mémoire, Fragment d'histoire

Passeur de mémoire, Fragment d'histoire

Sauvegarde et transmission du patrimoine : Nos domaines d’activité sont extrêmement variés : muséographie, scénographie, communication et marketing culturel, web-design, recherches documentaires et archivistiques, rédaction de contenus…

Historique du 2ème Régiment d'infanterie durant 1914-1918

 

Parti de Granville le 7 août 1914, le régiment débarque à Vouziers après deux jours de voyage.

 

Effectif du régiment (page 1 - pages 2 et suivant)

 

La 40e, brigade  (2e et 47e régiments) est appelée à Sedan en remplacement provisoire des groupes de couverture employées ailleurs.

 

Le 7 aout 1914 - 9 aout - du 10 aout au 14 aout le régiment occupe le  même emplacement - 15 aout -  16 aout - 17 aout -  18 aout

 

Dix jours après avoir quitté leurs garnisons, tous les éléments de la 20e division franchissent la frontière pour gagner la région de Sambre et Meuse.

 

 

 

21 - 23 AOÛT 1914 - LA BATAILLE DE CHARLEROI

POSITION AU 19140822 carte

Le 21 août, la 19e division (41e,70e,48e,71e régiments) est très durement engagée sur la Sambre, où elle résiste toute la journée à des forces supérieures.

Dans la soirée, la 20e, est appe1ée, à la rescousse par marche de nuit, et, dès l'aube du 22, le régiment est lancé à l'assaut, des hauteurs d'Artimons, entre Namur et Charleroi.

Mais, après, un premier succès, qui le met, en possession de tous ses objectifs, débordé sur sa droite et sur gauche, il est replié par ordre à son point de départ.

Seul, un petit détachement composé de la compagnie Le MAROIS (5e compagnie) de la section de mitrailleuses du 2e bataillon, et d'une ou deux petites fractions isolées; est rallié et maintenu énergiquement par son chef dans le village de Guay-d'Arsimont, où, malgré l'incertitude de la situation, il se cramponne énergiquement sous un, fort bombardement d'artillerie lourde, jusqu'au milieu de l'après midi, perdant en quelques heures trois officiers et la moitié de son effectif.



LA RETRAITE

Puis; les 23, 24, et 25 août, ce sont des combats en retraite que la situation générale rend nécessaire.

POSITION AU 19140823-24 carte

 

28 – 29 Août 1914 - LA BATAILLE DE GUISE

Le 29 août, au sud de l'Oise, la Ve armée, à laquelle appartient toujours le régiment, reprend l'offensive pour dégager le corps expéditionnaire britannique, dont la retraite à sa gauche paraît compromise.

 

POSITION AU 19140829-30 carte

Au matin, la 40e brigade, engagée à trois kilomètres de la ville de Guise, est très malmenée dans un combat d’infanterie, ce qui ne l’empêche pas, dans la soirée même, de participer à une brillante attaque de la division contre le gros village de Saint-Richemont, en flammes, où elle réussit à se maintenir.

 

Au cours des marches forcées des six jours suivants, la Marne est atteinte et franchie.

 

Le 28 août, un premier renfort de 300 hommes avait été envoyé de Granville.

 

5 – 13 Septembre 1914 - BATAILLE DE LA MARNE

Le 6 septembre, l’offensive générale est requise.

POSITION AU 19140906 carte

Au nord de Sézanne, après une marche qui dure toute la matinée, le contact avec l’ennemi s’établit vers midi, aux environs de Charleville-la-Villeneuve.

 

C’est là, près des marais de Saint-Gond, que se fait la soudure entre l’armée FRANCHET d’ESPEREY et l’armée FOCH, liaison assurée pendant toute la journée par le 2e bataillon.

 

Le 3e bataillon, décimé, est remplacé sur le plateau au nord-ouest du village de Charleville, par le 1er bataillon, jusque-là maintenu en réserve par le colonel PEREZ.

 

Presque au début de ce deuxième engagement, le colonel tombe, atteint sur la ligne de feu par une balle en plein coeur.

 

Un instant après, appelé vers la partie sud du village, le régiment laisse sur le plateau trois de ses compagnies, qui y restèrent accrochées pendant cinq heures, à 250 mètres de l’infanterie ennemie, au prix des plus lourdes pertes.

 

Sur un total de 666 officiers, sous officiers et soldats, les 2e, 3e, et 4e compagnies ont 412 tués et blessés, représentant 62 pour 100 de leur effectif.

Le 7, vers midi, les Allemands en retraite, abandonnent leurs blessés et les nôtres, qui sont relevés dans la nuit du 7 au 8.

 

POSITION AU 19140907-08 carte

C’est à l’est de Reins, au fort de la Pompelle, que le régiment retrouve l’ennemi et livre, dans cette région cinq combats devant Nogent-l’Abesse,

POSITION AU 19140912-17 carte

 les 13, 14, 15, 16 et 17 septembre, et un devant Brimont, aux Cavaliers-de-Courcy, le 19 septembre.

 

Puis, partie par route, partie par voie ferrée, il gagne l’Artois.

 

 

 

 

LES RENFORTS

 

Le 22 novembre, les premiers soldats de la classe 1914 arrivent en renfort.

 

La première attaque à laquelle ils prennent part, est celle du 17 décembre 1914.

 

Le 2e régiment d’infanterie à pour mission d’attaquer tout le système de défense établi aux abords du village de Saint-Laurent-Blangy.

 

A peine les premières vagues ont-elles franchi la tranchée de départ, que les mitrailleuses ennemies sèment la mort dans nos rangs.

Le lieutenant BEAUMONT, commandant la 7e compagnie, blessé à la jambe dès le début de l’action, ne pouvant plus avancer, continue à encourager ses hommes par le geste et la parole quand une balle le frappe mortellement.

 

Au sud du carrefour des routes Arras – Douai et Saint-Laurent-Blangy, la 6e compagnie est arrêtée par la violence des feux de l’adversaire.

 

Soudain, un caporal(1) se détache de sa section et, sous une grêle de balle, parvient à pénétrer dans une maison défendue par un groupe d’Allemands.

 

Bien que blessé d’une balle au bras, il réussit à faire six prisonniers.

 

Pendant ce temps, le chef de bataillon LAMBOI, commandant le 2e bataillon, tombe mortellement frappé « en ralliant ses hommes qui avaient atteint un mur crénelé et hésitaient sous un bombardement intense de grenades et de pétards »

 

Malgré l’héroïsme déployé, le résultat cherché : la prise du village, atteint pendant quelques heures, ne put être maintenue.

 

Néanmoins, le général commandant l’armée félicite les deux bataillons qui ont pris part à l’attaque et les citent à l’ordre n°39 dans les termes suivants :

 

« Les 1er et 2e bataillons du 2e régiments d’infanterie se sont élancés hors des tranchées avec le plus bel élan pour se porter à l’assaut d’une localité dont l’organisation avait permis d’accumuler toutes les difficultés. Ont montré un courage et une vigueur qui ont permis, malgré une vive résistance, de prendre pied dans le village attaqué et de s’y maintenir »

 

LIRE LA SUITE :

1915 - 1916 - 1917 - 1918 - les hommes du 2ème RI -

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